Photo de Gilles Dumont

Le vendredi 11 mars 2016, le Président de la Fondation du Bénévolat, Michel Chopinaud, a eu le plaisir d’assister à la 31ème Assemblée Générale de l’AFCAM au Comité National Olympique et Sportif Français.

Retrouvez ci-dessous le discours tenu par le président lors de cette soirée sur le thème :

 « Connaissance des règles et respect de l’arbitrage: quels apprentissages plus particulièrement chez les jeunes ? ».

Merci Président, cher Michel,

Merci encore de votre sympathique invitation à partager cette Assemblée Générale et je pèse mes mots, cette grande et belle cérémonie des trophées de l’ARBITRAGE

Merci à vous toutes et tous, ici présents et bien évidemment félicitations sincères félicitations aux nominés,aux retenus , promus, aux élus et heureux élus. Tout comme à ceux qui les accompagnent
tant le bénévolat (j’y reviendrai) ne se vit pas seul mais très majoritairement en famille, entre amis, entre collègues,  au sein d’un même groupe social (entreprise, quartier, immeuble, arrondissement,….
discipline sportive, corporation au sens 1er du terme, plus particulièrement en ce qui Vous/Nous concerne aujourd’hui..)
« corps arbitral »

Félicitations donc et merci quand, l’an dernier déjà, vous receviez notre trésorier François TERRANOVA qui vous informait de la poursuite de la campagne annuelle des PALMES du BÉNÉVOLAT, l’action phare de la Fondation.

Apprenez que cette année encore, la Fondation se fait une joie et un honneur d’être à vos côtés pour conforter, si besoin était, votre action, tout le patient travail qui a été le vôtre, avec toute votre équipe, tous vos relais de détection, sélection, promotion des meilleurs juges et arbitres….

Je ne vous cacherai pas que discrètement aussi mais très respectueusement la Fondation s’enrichira ici et maintenant, cette ap-midi, de vos initiatives, de vos idées nouvelles, de votre organisation, des moteurs sans cesse renouvelés de votre action…pour égoïstement profiter du savant travail de repérage que vous aurez effectué et parvenir elle aussi, tout comme vous le réalisez, à l’EXCELLENCE.

L’EXCELLENCE sera d’ailleurs le leitmotiv pour la FONDATION de sa campagne 2016 de promotion du bénévolat.
S’il n’y a pas lieu en effet de séparer le bon grain de l’ivraie, (la formule est malheureuse, mais je n’en ai pas trouvé d’autre)
S’il n’y a pas lieu en effet de séparer le bon grain de l’ivraie, tous les bénévoles étant méritants, tous appelant au respect et forçant très souvent aussi à l’admiration.
Leurs actions méritoires peuvent parfois être plus spontanées que d’autres fois, moins pérennes, plus spectaculaires et remarquables pour autant, donc à retenir et ne surtout pas négliger !
L’ancienneté, le temps passé alors dans l’action ne suffisent plus pour opérer la sélection (triste mot là encore) à laquelle il faut nous livrer, le caractère extraordinaire de l’acte (accompli bénévolement) parvenant parfois à l’emporter sur son côté éphémère, la durée des faits et gestes, et pourtant nous nous trouvons pourtant contraints d’opérer des choix faute de pouvoir reconnaitre et promouvoir tout le monde, faute de pouvoir retenir et valoriser l’ensemble des bénévoles qui le mériteraient.

C’est pour cela que la Fondation du Bénévolat s’engage cette année résolument dans la voie du bénévolat d’Excellence (pas de détails nouvelles catégories, marketing ?, entreprise, associations..)
Aussi, je profiterai juste de la tribune que vous nous offrez pour livrer ici quelques questions qui agitent le conseil d’administration de la FONDATION et n’appellent pas de réponse immédiate
mais un patient travail de réflexion, d’explication pour faire taire des débats récurrents et lancinants, afin de poursuivre/parfaire SEREINEMENT l’œuvre initiée par UN DE NOS FONDATEURS M Bernard MARIE, lui aussi ancienne grande figure de l’arbitrage que vous connaissiez bien et avez accompagné jusqu’aux derniers instants.

3 questions donc :

le bénévolat, peut-il, doit-il tenir compte des nouvelles formes de travail indemnisé.
Rapprochement possible entre ‘’volunteer’’ et bénévole ? Autrement dit, les volontaires du service civique peuvent-ils être considérés comme des bénévoles ou leur indemnité les exclut elle de cette catégorie ? Si l’on observe ne serait-ce qu’un instant la situation des arbitres, la réponse semblerait évidente. Pourtant elle ne l’est pas, et curieusement elle ne l’est pas aux yeux de nombreux dirigeants sportifs F ?!

-le bénévolat s’enrichit-il de nos manifestations, des mises à l’honneur de ce type, de tous ces strass et paillettes, ou a contrario ne s’épanouirait-il pas davantage dans la discrétion, la plus grande indifférence, bref la mort et la dissolution de l’ego ?
Ne prolifèrerait-t-il pas plus dans l’Ombre que dans la Lumière ? Sachant qu’il est indéniable qu’il faille régulièrement l’évoquer afin qu’il ne disparaisse pas, ne s’étiole pas? Comment procéder alors pour le renforcer, le promouvoir, le faire vivre..   Que faire ?

-le bénévolat s’il demeure le ciment du lien social, véritable catalyseur de notre société actuelle qui se délite par ailleurs de plus en plus, avec une forte montée des individualismes, une prégnance toujours plus forte et importante du paraitre et de l’avoir versus l’être et le don pour autrui, le faire pour soi & les autres, (en empathie sur le monde, ouverture d’esprit qui n’est pas une fracture du crâne) parait de plus en plus menacé. Il déclinerait au profit d’autres formes d’engagement.
Comment le défendre ? Comment alors l’enseigner, le propager à défaut de tenter de l’imposer comme on l’a vu dans certaines propositions politiques

Enfin, et ce sera là ma conclusion, conscient et désolé de vous avoir volé tant de ce précieux temps qui nous manque à tous, soucieux de ne pas vous ennuyer davantage avec ces questions existentielles,

Vous n’avez pas Président, l’AFCAM n’a pas, hésité, et tout le monde s’en félicitera vraisemblablement, à distinguer…
Personne n’ignore plus pourtant le drame qui se joue derrière tout cela, drame partagé :
-par vous, votre équipe (les affres du choix)
-comme par ceux qui seront choisis
-et par ceux laissés momentanément (il faut insister sur le terme) pour compte.

Aux derniers, on dira que leur tour viendra…qu’ils gardent espoir et motivation

Aux premiers, que si la distinction l’a emporté ce soir, sous les ors et les gloires du CNOSF, le combat n’est pas achevé: demain voire dès l’instant où ils quitteront l’enceinte, ce sont de nouveaux devoirs qui pèseront sur eux.
Devoir d’exemplarité et Devoir de pérennisation du dispositif que vous avez mis en place

Et en effet, Exemplaires, nous nous devons tous de l’être face aux magnifiques parcours des uns et des autres qui suscitent toujours une admiration renouvelée et un respect régénéré
Exemplaires et solidaires, les heureux élus d’un jour comme ceux d’hier ou demain, se doivent aussi de l’être pour défendre et promouvoir l’AFCAM, l’association qui les a choisi et fait le choix de les distinguer.

Merci à vous Président
Merci à tous les récipiendaires,

Ah juste encore, et mille pardons pour ce nouvel instant d’autopromotion, la Fondation lance quant à elle actuellement sa 17ème campagne annuelle de repérage pour les
PALMES DU BENEVOLAT (certains diront on n’est pas sérieux quand on a 17 ans, je pense au contraire qu’on peut davantage s’autoriser de libertés et d’ambitions à cet âge) au travers son réseau de délégués et surtout d’élus locaux, à tous les niveaux des collectivités locales. Ce ne sont ainsi pas moins de 120 000 courriels qui partiront prochainement, qui partent désormais à chaque constitution et suivi de cohortes.

Il ne m’étonnerait pas, que dis-je, bien au contraire, il me réjouirait que bon nombre d’entre vous mis en avant ici ce soir se retrouvent sur les listes officielles des prochaines promotions des PALMES DU BENEVOLAT dont Isabelle MIR médaillée aux JO qui œuvre par ailleurs dans la lutte contre le cancer assure l’organisation

A très bientôt donc

Très sincères félicitations et merci encore.

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